L

Le mécanisme du stress raconté dans Transfert

Jusqu’où peut-on aller quand on est en proie à un stress incontrôlable ? C’est l’objet de la dernière histoire de Transfert. Suspense garanti.

C’est le genre d’histoire qu’on peut dire en trente secondes en provoquant juste un sourire amusé mais qui, bien racontée, devient haletante. Un jeune garçon, à qui ses parents ont laissé l’appartement pour le week-end, rentre chez lui. Puis se rend compte qu’il n’a pas ses clés. Sauf qu’il veut rentrer, à tout prix.

Trivial ? Oui, juste assez pour que l’on s’identifie au narrateur, que l’on éprouve avec lui une panique grandissante et qu’on se laisse entraîner dans la spirale du mensonge. Cette mésaventure prend des proportions ahurissantes, qui évoquent celles de nos propres bêtises d’adolescent. A tel point qu’on se demande comment on va pouvoir s’en dépêtrer.

Et je tape, et je tape, et ça fait un bruit d’enfer. Un bruit à réveiller les morts…

Quand on prend un peu de hauteur, pourtant, on s’aperçoit bien vite de l’aspect grotesque de la situation. Et justement, le narrateur aussi : quand il imagine toutes les conséquences possibles de son acte malheureux, l’histoire prend une dimension dramatique tout à fait disproportionnée et on se prend à rire. Soudain, l’auditeur quitte la peau du protagoniste, prend du recul et s’amuse de la candeur de l’enfant.

Ça s’écoute comment ?
Dans le métro, pour faire passer le temps plus vite.

CategoriesDocu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.