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Pas facile de s’appeler Kevin

Comment un prénom peut-il influencer une vie ? Réponse avec un nom pas toujours facile à porter.

« Kévin, c’est un gars que j’ai rencontré à un concert il y a quelques mois. Il a 26 ans, il est consultant et, je dois le dire, il a surtout une bonne tête de gendre idéal. Sauf que voilà : Kévin s’appelle Kévin, et pour beaucoup de gens de ma génération, ce prénom a une réputation qui le précède. » Dans « La Malédiction des Kévin », Anouk Perry, ex-rédactrice à Madmoizelle, interroge son ami : pourquoi ses parents l’ont-ils appelé ainsi ? Comment l’a-t-il vécu ? Son témoignage souligne la façon dont un prénom peut façonner une vie.

A l’écoute, on oscille entre un sourire amusé et un vague sentiment de honte devant ses propres préjugés. Le prénom Kévin est surtout répandu dans les classes populaires : il connote donc une certaine appartenance sociale. « L’exemple parfait du mauvais goût populaire » aux yeux des cadres, ajoute le sociologue Baptiste Coulmont. « De mes quatorze à mes vingt-quatre ans, je ne me présentais pas », confie Kévin, usé par les réactions négatives provoquées par son prénom. Aujourd’hui, il décide de l’assumer sans complexe. Une chose est sûre : ce n’est pas d’une malédiction dont les Kévin sont victimes, mais bien de mépris social…

Nouvelle dans le monde du podcast, Anouk Perry produit des documentaires qui se distinguent par des sujets originaux et une réalisation simple et soignée : on recommande fortement !

Ça s’écoute comment ?
Avec un Kevin, pardi !

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